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Sous-Sols d’Europole : les Mines & Carrières
par L01c Le 24 février 1953
[mots-clés: architecture , sous-sols ]

Premier article d’une série consacrée aux Sous-Sols de notre titanopole.
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Les sous-sols d’Europole constituent un monde à part entière. L’extension de notre gigantesque titanopole a en effet nécessité un remaniement complet de ses fondations, et l’extension des réseaux et aménagements souterrains est au moins équivalente en gigantisme à la construction des milliers de blocs qui se dressent dans le ciel d’Europole.

Besoins de Constructions

La construction d’Europole telle que nous la connaissons aujourd’hui débuta aux environs de 1855, et les plus anciens blocs d’Europole remontent à cette période. La matière première pour cette première phase de construction fut la pierre calcaire extraite de multiple carrières, souvent à ciel ouvert.

A partir de 1875, l’exploitation des carrières de pierre à ciel ouvert se ralentit du fait de l’épuisement des couches facilement accessibles et de l’extension de la ville à l’aplomb des carrières, tandis que les besoins de matériaux se font croissants. On a alors recours à toute une gamme de techniques de constructions alternatives, qui donne à Europole un caractère hétéroclite. On utilise notamment :
- Des pierres à bâtir variées : calcaire, granit, marbre, grès, ardoise... Ces pierres sont taillées et jointes par des ciments et des mastics ;
- Des briques et tuiles, préparées par cuisson d’argile et de marnes vertes ;
- Du plâtre, fabriqué à partir de gypse ;
- Du ciment, préparé à partir de sable et de pierre calcaire concassée, et craie ;
- Du verre, cuit à partir de graviers et de sables fins ;
- Des armatures métalliques apparentes, selon la technique développée par l’Ingénieur contact Eiffel : des profilés en fer laminé puddlé, usinés en atelier puis montés et assemblés par rivetage, sont ensuite complétés par des briques, des pierres ou du ciment ;

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Un exemple de réseau de transport minier.

- Des armatures métalliques cachées, sur laquelle vient se mouler du ciment hydraulique : c’est la technique du béton armé, inventée en 1845 par Joseph-Louis Lambot. Des éléments préfabriqués (poutres, murs, escaliers) utilisant cette technique accélèrent grandement la construction des blocs modernes, ainsi que l’édification de constructions architecturalement complexes.

Toutes ces nouvelles techniques engendrent l’exploitation intensive de nombreuses ressources souterraines : granit, marbre, grès, calcaire, argile, marnes vertes, fer, charbon de terre, sable, graviers, craie... ressources qui par endroit affleurent, mais que l’on ne trouve à d’autres endroits qu’à plusieurs milliers de mètres sous terre. Les techniques d’extraction se perfectionnent en même temps, permettant de creuser plus loin et plus profond : puits d’aération, treuils, chariots, etc. Les Carriers et les Mineurs exploitent ces carrières et ces mines au prix d’un labeur intense et dangereux : risques d’effondrements, d’explosions par la production de gaz, de noyade lorsque une nappe phréatique envahit la mine, d’asphyxie si l’aération n’est pas suffisante, maladies, etc. Ces ouvriers sont donc une populace aguerrie, travaillant dur, et en général peu docile (on se souvient des émeutes de 1910 lorsque le Bureau des M&C voulu revoir le système de primes de risque). Ils sont par ailleurs assez dévots, respectant leurs saints patrons, Saint Clément pour les Carriers, et Sainte Barbe pour les Mineurs.

Le Bureau Mines & Carrières

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Exemples de confortations : une hague à gauche,
un pilier tourné à droite.

Le sous-sol d’Europole est donc aujourd’hui comme un immense gruyère, percé de centaines de kilomètres de galeries et de mines qui descendent à des profondeurs pouvant atteindre les 2500-3000 mètres. Le service de l’Inspection des Carrières, créé en 1777, prend une importance grandissante et est assimilé à l’Inspection des Mines, formant le Bureau Mines & Carrières, que l’on retrouve maintenant au sein de l’Agence de l’Urbanisme. Ce bureau s’est très vite organisé techniquement pour pouvoir assurer une livraison soutenue de matériaux de constructions de première qualité, tout en garantissant la stabilité du socle de construction de ces bâtiments. Les carrières en exploitation durent ainsi appliquer le Règlement des Mines & Carrières, qui soumet tout percement à une autorisation préalable et qui stipule également les techniques de d’exploitation et de confortation à employer : piliers tournés (on laisse volontairement des piliers de pierre en place, et l’exploitation se fait autour), hagues (Contreforts de pierre montés pour solidifier le haut de la mine - appelé le Ciel), poutres de contrefort en bois, voûtes sculptées (en forme d’ogives), bourrages (remblaiement des parties exploitées par de la terre), injections de ciments ou de terre dans des poches naturelles, installation de pieux forés pour renforcer les fondations de nouvelles constructions, doublage des constructions de surface par construction de murs de fondation à l’aplomb des murs de soutennement, etc.

Ces précautions n’empêchèrent toutefois pas de nombreux incident, voire des catastrophes de se produire, soit parce que les règles n’étaient pas respectées, soit parce que elles étaient insuffisantes pour garantir la stabilité de certains sites à haut risque. Une confortation insuffisante peut notamment provoquer un fontis, un effondrement progressif du ciel de la mine, en cloche, qui progresse vers la surface. Divers facteurs déclencheurs peuvent affaiblir le sous-sol : les vibrations (voitures, métro, etc), des pluies importantes qui gonflent les nappes phréatiques provoquent des inondations, des surpressions, des alourdissements, etc... On peut notamment rappeler l’écroulement de la Tour Montmartre en 1895 qui tua 5325 administrés, ou l’enfoncement du secteur de Res-Tours-21 en 1918, dont 180 000 m² disparurent complètement dans le sol en quelques secondes pour s’écraser 1250 m plus bas au fond d’un gouffre naturel (le nombre exact des victimes n’est pas connu, les estimations tournent autour de 45 000 victimes). De nombreux blocs ont subit et subissent parfois encore des effondrements partiels ou des fissures importantes liés à l’instabilité du sous-sol.

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Puit d’accès de la carrière de marnes vertes
AR15C de Res-Frankfurt-32

Le Bureau Mines & Carrières a donc entrepris à partir de 1890 un ambitieux programme de consolidation et de rebouchage des sous-sols les plus menacés. Cette préoccupation coïncida avec les soucis du Bureau du Traitement des Ordures, comme on le verra dans un prochain article.

Les Agents des Mines & Carrières

Le Bureau M&C emploie de nombreux agents, notamment :

- Des Agents Carriers et des Agents Mineurs, chargés de l’exploitation des différentes mines autorisées. Cette exploitation est souvent assurée en parallèle par des Franchises spécialisées ; l’Agent Mineur sert alors de relais de contrôle pour le Bureau M&C, et supervise les travaux pour assurer le respect du Règlement M&C. Le Bureau M&C se coordonne également avec l’Agence de l’Energie pour l’exploitation des mines de charbons, des puits de pétrole, etc...

- Des Inspecteurs des Mines & Carrières, chargés de veiller au respect du Règlement des M&C. Ces agents surentraînés passent une grande partie de leur temps de travail à parcourir les galeries souterraines pour vérifier l’étanchéité, la consolidation, etc... Ils ont donc accès à l’ensemble des plans de sous-sols, et sont de ce fait possesseurs d’informations ultra-confidentielles. Les inspections se font par équipe de 4 inspecteurs, équipés pour l’exploration souterraine, et armés pour faire face à toute éventualité. Ils sont souvent épaulés par une escouade spécialisée de l’Agence de la Paix (les "taupes") qui profite de ses inspections pour patrouiller dans le sous-sol à la recherche d’éléments subvers.

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Equipe de consolidation rapide en pleine intervention

- Des Equipes de Consolidation Rapide, des mineurs et carriers hautement qualifiés chargées de pallier au plus vite à tout défaut de soutènement ou fissure dangereuse. Métier prestigieux à haut risque, ces Consolideurs partent en urgence pour prévenir des effondrements potentiels. Ils sont souvent équipés de matériel lourd (pistons hydrauliques, piliers de contrefort, ciment à prise ultra-rapide, etc...).


Pour ceux qui sont intéressés par le "Vrai" sous-sol parisien, je recommande particulièrement l’Atlas du Paris Souterrain, Editions Parigramme, 2001.
RECLAMES!
Piquez pas mon grisbi.
Attention, film interdit au administrés mineurs.
par Gamemestre Le 24 février 1954

Riton-le-menteur et Max viennent de réussir le coup de leur vie : voler 50 millions de TUS à Com-Orly. Avec ce "grisbi", les deux gangsters comptent bien profiter d’une retraite paisible. Mais Max ne peut s’empêcher de parler du magot à sa maîtresse Josy. L’entraîneuse transmet la précieuse information à Alfredo, un trafiquant de drogue avec lequel elle trompe Max. Alfredo kidnappe le vieux truand et demande le "grisbi" à Riton comme rançon...


Sidérez vos proches avec les enterrement "poussières d’étoiles" !
par Gamemestre Le 22 février 1954

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Notre torpille-cercueil.

Votre vie sentimentale fut morne et triste ? Vous vous sentiez inutile, délaissé par vos proches ? Votre directeur et vos collègues vous détestaient ?

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Une cérémonie téléscopique !

Oubliez tout cela après votre mort, et profitez d’un enterrement tout simplement sidérant grace à la franchise "poussière d’étoile". Pour à peine le prix de trois enterrements classiques, faites envoyer votre dépouille dans l’espace ! Vos proches et connaissances seront invités à suivre votre ultime voyage vers le grand vide à travers les derniers télescopes terriens.

N’hésitez plus, c’est totalement gratuit, les dépenses seront entièrement à la charge de votre famille...


Franchise Beluga
par Gamemestre , L01c Le 2 janvier 1953
[mots-clés: franchise ]


 

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