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Interview d’un patron de Dancing.
par L01c Le 17 octobre 1953
[mots-clés: gore , Haller ]

Attention, ce texte peut choquer nos jeunes lecteurs.

Je suis content. Je suis patron. Depuis deux ans. Un très grand dancing. A la lisière de la forêt. Je ne suis jamais l’objet d’aucune plainte ou quelconque réclamation.

Chez moi, les sièges sont en cuir foncé et les tables en bois ancien. La lumière est douce mais on voit bien quand même. Les visages de mes clients, sous l’éclairage indirect, sont plus beaux que dans la réalité.

La piste de danse est vaste, de couleur sombre, le sol vraiment bien lisse, sans être dangereusement glissant.

Je m’occupe moi-même des consommations, et pour faire évoluer les gens, j’ai fait procéder à l’installation d’une sono en quadriphonie qui diffuse une musique sublime, enregistrée sur bande magnétique, très bien dosée pour que l’ambiance monte dans mon établissement au fur et à mesure de la séance.

Je dis "scéance" pour une raison que vous comprendrez plus tard. Je suis donc seul à travailler dans ma boîte et c’est bien satisfaisant, malgré la tension et la fatigue que cela représente.

Lorsque j’ouvre les portes blindées, il y a toujours une foule bruyante et gaie qui attend et qui se précipite pour avoir les places les plus agréables.

Rapidement je sers aux tables et j’envoie tout de suite la musique. Dès que j’apporte les boissons, je fais payer l’addition pour éviter un surcroît de travail par la suite. Presque aussitôt tout le monde se rue sur la piste et s’agite avec plus ou moins de grâce. Bientôt je peux me réfugier derrière mon bar et je les regarde.

Après des rythmes très violents et tout une série de "tubes" à la mode, les airs de musique deviennent plus langoureux et les couples commencent à se former, alors qu’auparavant chacune et chacun dansait pour soi sans se préoccuper des autres.

Plus personne ne reste assis aux tables.

L’ambiance est à présent tendre et voluptueuse. Les gens, enlacés, bougent lentement, joue contre joue, parfois s’embrassent longuement, les yeux dans le vague, ou fermés, les mains remuant doucement sur les corps avec, de temps à autre, de légères crispations des doigts.

Je les observe attentivement pour essayer de deviner laquelle ou lequel s’apercevra avant tout le monde que la piste est en train de devenir mole.

Je me trompe régulièrement.

Cette fois-ci, c’est une petite brune qui s’en rend compte la première. Ces yeux clos s’ouvrent brusquement, sa tête se redresse puis se penche. Ele voit ses souliers légèrement au-dessous du niveau du sol. ELle murmure quelque chose à son cavalier. Lui aussi se fige car ses chevilles sont prises également. Assez vite tous les autres sentent qu’ils descendent lentement. Au début, ils murmurent, ils rient, un peu étonnés, puis s’interpellent, puis tous me crient :

"Patron... Patron, mais c’est pas vrai ? C’est des sables mouvants votre parquet !!!..."

Je fais "Oui ! Oui !" de la tête. Car c’est bien cela. Ce sont des sables mouvants. A peu de chose près...

Effectivement, depuis un moment, j’ai arrêté le système de réfrigération qui fonctionne tout en bas, dans la cave, et très vite, cette matière étrange dérivée du pétrole dont le parquet se compose, se transforme à température normale, en une mélasse compacte qui leur colle à présent les jambes au sol.

Ils semblent piétiner du goudron chaud et, malgré leurs efforts, restent prisonniers. Plus ils se débattent, plus ils s’enfoncent... Ils n’ont pas le temps de retourner à leur table. Je constate que leurs visages, auparavant si détendus par le plaisir, se crispent de frayeur. Certains font de très vilaines grimaces en postillonnant.

Chacun essaie de peser sur les épaules du partenaire pour se dégager de cette épaisse pâte gluante qui les aspire sans merci.

Soudain les cris deviennt furieux. Les blasphèmes, les pleurs, les hurlements couvrent presque la musique douce. C’est désagréable et peu harmonieux. Je suis obligé d’augmenter le volume du son.

Les vêtements se froissent puis se déchirent sous les coups de poing et les mouvements désordonnés qui tentent de soustraire les corps à cette descente inexorable. Personne ne tombe, ils sont trop serrés les uns contre les autres.

"Sauvez-nous... Patron... Patron... Pour l’amour de Dieu... Au secours ! Pitié !... Au... secours !... Je vous donne tout... tout... Prenez-moi, prenez mon argent !!!..."

Ils jettent en direction du bar leurs porte-feuilles. Les jeunes filles me lancent des bijoux. Je reçois une belle bague sur le front. Ce n’est pas la première fois. Ma situation derrière ce comptoir n’est pas de tout repos, mais je ne la quitte pas.

Ils sont enfoncés jusqu’à la taille à présent et commencent à suffoquer, la poitrine comprimée, les cheveux hirsutes, les visages baignés de sueur et de morve. Certains, la tête en arrière, les yeux fous, grognent comme des bêtes. D’autres vomissent sur leurs voisins, sans retenue aucune.

Je ne vois pas tout ce qui se passe dans cette masse de gens agglutinés, qui descend d’un seul bloc. Certains trouvent encore la force de frapper autour d’eux sauvagement pour tenter de sortir de cette position. Peine perdue...

En bordure de piste, un couple follement amoureux il y a quelques instants lutte à mort pour se sauver. Il a saisi les cheveux de sa partenaire pour se hisser au-dessus de la mêlée et, ce faisant, ses mains ont arraché les boucles d’oreille de la jeune fille dont les lobes sanglants inondent les seins bien visibles sous son tee-shirt en lambeaux. Elle met les doigts dans les orbites du jeune homme pour se tirer à sa hauteur et, à cause de la douleur, je suppose, il lui déchire la joue droite d’un coup de mâchoire.

Un autre couple essaie de s’étrangler mutuellement, pour en finir plus vite, je présume, mais leurs forces les trahissent, ils n’y arrivent pas.

Bientôt les gémissements et les plaintes commencent à se faire plus faibles. Je ne vois plus que les têtes qui sortent encore de la boue. Puis, elles aussi commencent à disparaître, les unes après les autres, englouties. Une forte odeur d’urine et de défécation règne dans la salle.

J’arrête la musique.

C’est l’instant que je préfère car, dan un silence total, les mains crispées, immobiles, fines et gracieuses, d’autres fortes et larges, les ongles souvent abîmés, presque arrachés, couvertes de sang sont aspirées par ma piste...

Comme des bougies consumées, les derniers doigts raides s’évanouissent lentement dans la fange. C’est fini.

Il ne reste rien sur le sol. J’enclenche à nouveau le système de réfrigération. Dans quelques instants, la piste bien plate sera dure à nouveau. Je fais de l’ordre. J’aère et j’essuie les tables. Je ramasse les portefeuilles et les bijoux. Encore une "scéance" qui s’est bien passée. Tout est prêt pour la suivante.

J’ouvre les portes blindées. Ils sont là. Jeunes pour la plupart, pleins de joie dans le regard. Au-dehors le soleil éclatant est un peu masqué par cette foule qui se précipite chez moi en me bousculant.

"On peut entrer ? On peut entrer ?

Mais oui, mais oui, mesdammes, messieurs, on peut entrer."

Je suis content. Je suis patron. Depuis deux ans. Un très grand dancing. A la lisière de la forêt. Je ne suis jamais l’objet d’aucune plainte ou quelconque réclamation.


Texte écrit par Bernard Haller, Dits et Inédits, 1981
RECLAMES!
Piquez pas mon grisbi.
Attention, film interdit au administrés mineurs.
par Gamemestre Le 24 février 1954

Riton-le-menteur et Max viennent de réussir le coup de leur vie : voler 50 millions de TUS à Com-Orly. Avec ce "grisbi", les deux gangsters comptent bien profiter d’une retraite paisible. Mais Max ne peut s’empêcher de parler du magot à sa maîtresse Josy. L’entraîneuse transmet la précieuse information à Alfredo, un trafiquant de drogue avec lequel elle trompe Max. Alfredo kidnappe le vieux truand et demande le "grisbi" à Riton comme rançon...


Etes-vous seul ?
par L01c Le 7 novembre 1952
[mots-clés: agBienEtre ]

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Rencontres & Amitiés, une franchise de l’Agence du Bien-Etre.
pour votre bien
par L01c Le 7 novembre 1952
[mots-clés: agHygMent , propagande ]


 

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