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Suivez nous dans cette plongée en apnée dans la vie des administrés de la Lunopole.
par Gamemestre Le 15 février 1954
[mots-clés: l’espace ]

Si les propriétés de la Lune sont particulièrement stupéfiantes pour les cinq sens des administrés qui découvrent cette "nouvelle frontière" de l’Europole, les déplacements à sa surface constituent probablement l’exercice le plus périeux qui existe sur ce monde...

La vie en scaphandre

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Détail d’un scaphandre.

Se déplacer sur la Lune, contrairement à ce que pensent la majorité des administrés, n’est pas une mince affaire, car il faut se protéger du vide absolu et contre les écarts de température. Sur Terre, l’atmosphère - contrôlée par la clim-urb - nous fournit non seulement l’oxygène essentiel à notre existence mais atténue également la différence entre le froid et le chaud. [1]

On sait tous qu’il fait plus frais à l’ombre qu’au soleil. Mais comme l’air chaud se mélange constamment à l’air frais, cette différence de température n’est que de quelques degrés. Par contre, sur la Lune, il fait +135 degrés Celsius au soleil... et -170 °C à l’ombre ! L’écart de température entre les zones à l’ombre ou au soleil est donc de 300°. Kobayashi l’a d’ailleurs fort bien senti lorsqu’il travaillait à l’ombre du module lunaire - il ne s’écoulait que quelques minutes avant qu’il sente le froid glacial pénétrer son scaphandre.

Sur Terre, l’atmosphère préserve tout être vivant des intenses radiations solaires, mais il n’en est absolument rien sur la Lune. Théoriquement, il ne faudrait pas grand temps pour griller - ou plutôt pour rôtir vif. Avant de marcher sur le sol lunaire, il faut donc impérativement revêtir un scaphandre protecteur, et obligatoirement un modèle dûment visé par l’Agence Lunaire (agence qui centralise les efforts de toutes les agences représentées sur la Lune, sorte d’agence centrale de la Lunopole). Celui-ci doit être conçu dans le respect des règlements pour protéger du vide absolu, des radiations solaires et des écarts de température extrêmes. Mais en plus, il doit offrir tout ce qui est essentiel à la survie de notre organisme (air, eau, nourriture, etc.) Autant dire que le savoir faire europolitain, dans ce domaine, a depuis longtemps rattrapé les efforts des gadgetologues de Novaya Rodina...

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Combinaison spatiale type.
Un démonstrateur de l’Agence Lunaire explique le fonctionnement d’un scaphandre spatial à une classe du Concours lors de la foire "espace et Etrangers" d’alt-Paris, 1951.

Ces scaphandres sont souvent constitués de treize couches de tissu, chacune ayant un rôle : certaines protégent contre le froid, d’autres contre les radiations, ou servent à résister au vide extérieur. L’astronaute porte aussi sur son dos ses réserves d’oxygène et l’appareil radio assurant les communications. Ce dernier appareillage est absolument essentiel pour survivre, notamment en cas de problème. Chaque appareil de communication possède une balise étrangère permettant un suivi minute par minute de ses déplacements. Il s’agit évidemment d’éviter avant tout un accident mortel. Le scaphandre est réglementairement complété par un casque de plexiglas, recouvert d’un capuchon blanc et d’une visière fumée opaque aux radiations du Soleil. En tout, le scaphandre lunaire pèse aux environs de 80 kilos. L’Agence du Bien être a développé un programme complet de musculation destiné avant tout aux nouveaux arrivants qui devront effectuer des sorties sur le sol lunaire.

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Système de balise étrangère.
Les nouvelles balises étrangères permettent désormais de suivre minute par minute les sorties lunaires de nos chers administrés, qui sont aiguillés par un contrôleur habilité. Depuis leur utilisation, le taux d’accident à chuté de 79% !

La tenue de l’astronaute doit être souple pour permettre les déplacements aisé. Cependant, étant donné le vide absolu qui règne à la surface lunaire, le scaphandre a tendance à se gonfler aussi durement qu’un ballon. Plus on souffle dans un ballon, plus la pression de l’air à l’intérieur est grande et plus le ballon devient dur. Dans un scaphandre lunaire, la pression est infiniment plus grande puisque, à l’extérieur, elle est de zéro. En conséquence, le scaphandre est assez rigide, au point où il est difficile de plier les jambes et les bras. Un entraînement régulier est donc une necessité. Les meilleurs Lunopolitains sont souvent de athlètes de haut niveau issus des équipes europolitaines de l’Agence du Bien Etre.

N’oubliez pas : l’astronaute qui sort sur la Lune court donc de grands risques. Constamment, il doit faire attention aux possibilités d’accident ou à toute défaillance. Il doit à tout prix éviter de chuter et faire attention à tout ce qui pourrait percer son scaphandre ou entraver son bon fonctionnement. Bref, un astronaute sur la Lune est continuellement en danger de mort !

Vive la gravité... à un sixième

La Lune offre un bel avantage par rapport à la Terre : la gravité y est six fois moindre ! Concrètement, cela signifie que tout y est six fois plus léger. Quelqu’un qui pèse 60 kilos sur Terre n’en a plus que 10 sur la Lune. Incroyable, n’est-ce pas ? Mais attention, souvenez-vous des problèmes de sciences appliquées que vous avez étudiés dans vos agences du Concours étant petit(e)s... Quel sera le poids total d’un administré arpentant la Lune et pesant 60 kg ... 37 kilos évidemment ! Son propre corps pèsera 10 kg sur la Lune, mais n’oubliez pas son indispendable scaphandre, qui pèse en moyenne 80 kg, soit 27 kg environ sur la Lune. Par contre, le même administré se trouvant dans la Lunopole ne pèsera que 10 kg.

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Sortie extravéhiculaire en rover Lada.

Les astronautes qui ont goûté à cette gravité réduite l’ont beaucoup appréciée. Ils l’ont même préférée à l’apesanteur (l’absence totale de gravité) qui règne dans l’espace. Ils ont eu l’impression de bénéficier à la fois des avantages de la pesanteur terrestre et de l’apesanteur. Il est en effet beaucoup plus facile de vivre dans un sixième de gravité qu’avec la gravité terrestre puisque tout est plus léger. Et, contrairement à l’apesanteur, sur la Lune, les choses ne flottent pas constamment autour de soi. Lorsqu’un astronaute y dépose quelque chose, cela reste en place. Et si l’objet tombe, il se retrouve par terre... ou plutôt par lune ! (Par contre, en apesanteur, tout flotte sans cesse et on ne sait jamais où regarder lorsqu’on cherche quelque chose.)

Il est aussi très facile de se déplacer en un sixième de gravité. Les astronautes nous ont rapporté que cela est très confortable et agréable. Mais, étant donné la rigidité du scaphandre, les marcheurs lunaires ont inventé une nouvelle façon de se déplacer : le saut de kangourou ! Eh oui, au lieu de mettre un pied devant l’autre pour marcher, ils ont découvert que la meilleure façon consiste à faire de petits bonds à la manière d’un kangourou.

L’astronaute se donne donc un petit élan vers l’avant ; il s’élève tranquillement, à quelques dizaines de centimètres du sol puis retombe un mètre ou deux plus loin. Le plus extraordinaire, c’est que tout se passe au ralenti ; l’astronaute a le temps de voir où il atterrira. Il doit cependant constamment éviter les très nombreux cratères. Il doit aussi faire attention pour ne pas sauter avec trop de vigueur, car il rebondirait alors plusieurs fois sans savoir où se terminerait sa course folle.

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Un vaillant astronaute paré pour l’aventure !

Un article de notre envoyé spécial, Claude Lafleur, 1951, http://www.cam.org/~lafleur/

[1] L’ensemble de ce texte est une adaptation inspirée par le très sympathique site de Claude Lafleur, journaliste scientifique spécialiste de l’exploration saptiale, disponible en suivant ce lien. Son site, qui est une mine incroyable d’informations sur la conquête spatiale des origines à nos jours, se trouve à cette adresse : Les dossiers de l’espace.



- Retrouvez la première partie de cet article.

Toutes les images de cet article proviennent des sites :
- Space 1999
- Les dossiers de l’espace de Claude Lafleur

- Découvrez une grande campagne sur ce thème sur le site des Arpenteurs.

RECLAMES!
agence du bien-être
par L01c Le 16 novembre 1952
[mots-clés: agBienEtre , propagande ]


Enfin des Réclames !
par L01c Le 2 novembre 1952

RECLAMES ! C’est la possibilité enfin offerte à la ménagère de moins de cinquante ans de découvrir des articles nouveaux, aux ressources insoupçonnées, aux bienfaits reconnus par nos plus grands savants !

RECLAMES ! c’est une présence dans sur télévision, sur le réseau Photofluide ainsi que dans toute la presse d’Europole !

RECLAMES ! c’est l’information que RECLAME ! tout consommateur éclairé !


Les bras m’en tombent !!
par jackLite Le 30 janvier 1953
[mots-clés: agBienEtre ]

Vous avez toujours été un bon administré, zélé et loyal ? Hélas, un service assez long au Front et comble de malchance, une balle perdue... Quelle perte de se voir amputer d’une partie de soi !!

Que donneriez-vous pour retrouver toutes vos sensations ? Le plaisir de saisir dans ses bras l’enfant aimé ou de marcher l’esprit serein et sentir l’asphalte sous la plante de ses pieds...

Tout ??

Alors venez nous rendre visite à la clinique "Agrippa", rue Felix Filze, ALT-PARIS.

Nous vous reconstruirons, et vous redeviendrez cet homme oublié de vos sens et de votre famille.

Agence du Bien-être

"Nous faisons le travail et vous en profitez !!"


 

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