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La vie quotidienne dans les agences
par L01c Le 7 novembre 1952
[mots-clés: la vie de bureau ]

Nous avons reçu par nos informateurs privilégiés un manuscrit qui a été envoyé à plusieurs Franchises d’Edition et qui a été à chaque fois refusé... On en comprend la raison à la lecture de cet extrait déprimant !!!...

(...) SGONG. Un bruit incongru me tire d’un sommeil profond. J’ouvre les yeux, distingue un instant mon plafond décrépit à la lueur des projecteurs d’éclairage et de surveillance qui passent régulièrement devant mes rideaux pas assez opaques. Après quelques secondes j’identifie l’origine du bruit : un de mes chats a du faire tomber mon réveil-phonogramme. Je sors de mon lit et marche dans le noir jusqu’à l’interrupteur mural. Le plafonnier m’éblouit, je cligne des yeux, retrouve l’engin par terre, le relève, remet l’aiguille en place et regarde l’heure. Enfer. Il est 5h15. Ce damné chat m’a réveillé 25 minutes trop tôt. Et bien-sûr je serai incapable de me rendormir maintenant. Bon, eh bien pour une fois j’aurai l’occasion de petit-déjeuner au lieu de courir à moitié débraillé à la porte cinq minutes seulement après mon réveil.

Une douche ne parvient pas à me dérider. J’appuie sur le bouton du DistriPain. Rien de sort. Un bon coup sonore, et voilà que deux toasts tout durs en jaillissent. J’y étale un vague reste de pâte de Kakoa tout en contemplant ma cafetière GroLéMé qui fuit sur ma table. Le SoluCafé a un goût étrange, comme tout les matins, mais définitivement jamais le même. Je m’habille en mordant dans mes toasts filandreux. Plus de cravate grise, je dois me rabattre vers une horreur bleu et verdâtre offerte il y a une éternité par une amie que je n’ai jamais revue. Ma sacoche, mon imper, mon chapeau.

Je sors sur le palier, je tourne l’interrupteur, une lumière jaunâtre clignotante s’allume à l’autre bout du couloir. Je ferme les cinq verrous à tâtons. En me dirigeant vers l’ascenseur j’entends le phonographe du Maréchal. Le Maréchal écoute des disques de marches entraînantes de l’Agence de la Paix dès 5h30 tous les jours ; ses voisins hurlent de temps en temps mais le Maréchal est sourd de toute façon.

J’appuie sur le bouton d’appel de l’un des ascenseurs. J’entends un bruit de chaînes, de moteur qui s’emballe, et soudain "Ding"... et c’est la porte de l’autre ascenseur qui s’ouvre. Chaque matin j’essaie un ascenseur différent avec un bouton différent, et ce n’est jamais le même qui arrive.

La descente des 25 étages s’effectue en 15 secondes. Mon estomac s’envole dans ma gorge au démarrage, et je manque de lâcher mon porte-documents dans le choc de l’arrivée. Je sors en titubant dans le hall de l’immeuble. Le concierge est déjà à sa porte, observant les allées et venues. Je le salue d’une main au chapeau, il grogne un salut en retour.

Dehors la rue est sombre et humide, et déjà le trafic est intense. Je ne lève pas la tête car de toute façon je ne pourrais pas voir le ciel, tout là-haut après ces immeubles immenses. Je me faufile entre les taxis et les camions fumants, je traverse deux ou trois rues avant de me retrouver sur la 14ème Avenue Trans-Par. Le vent qui balaye cette tranchée de 300m de large manque de me renverser. Là je lève le nez pour voir un morceau de ciel gris sombre, des nuages bas énormes, éclairés par la lueur permanente de la Titanopole. Serrant mon col je cours jusqu’à la station ZW-115. Dans le hall j’emprunte l’escalier comme une bonne moitié de la foule qui ne fait plus tout à fait confiance aux Escaliers Mécaniques qui occupent pourtant les trois-quart de l’espace, depuis la vague d’attentat d’il y a cinq mois qui faisait s’emballer soudainement les EM et précipitait à plus de 200km/h des dizaines de personnes hurlantes contre le sol à l’arrivée.

Je marche en automate parmi la foule de mes semblables à travers le labyrinthe des couloirs larges. J’aboutis je ne sais plus comment sur ma plate-forme d’embarquement ; enfin pour être plus précis je m’arrête, pressé contre la foule arrêtée devant par la foule en train de s’arrêter derrière. D’après mes estimations je dois être à la hauteur du quatrième chargement. Et en effet, à trois reprises dans le quart d’heure qui suit nous nous ébranlons pour avancer d’une vingtaine de mètres. Enfin je distingue là devant le portail automatique. Une quatrième fois il s’ouvre, laissant passer la foule compacte qui vient se projeter contre le mur du fond vingt mètres plus loin. Je force un peu le passage pour m’assurer que le portail se refermera derrière moi. J’entends les grognements excédés de ceux qui voient le portail forcer sa route juste devant eux, les repoussant sans ménagement. Je pense à chaque fois à ces rumeurs de personnes têtues qui se sont retrouvées écrasées entre les deux battants du portail. Une fois le portail arrière fermé, le mur devant s’écarte également, nous laissant envahir la plate-forme vide quadrillée par les fourches multiples des barrières séparatrices des files d’entrée, contre lesquelles stationne un ZoneWagen fumant et rouillé. J’entends l’habituel concert de "Aïe ! Ouch !" des distraits qui le nez en l’air se prennent le début des barrières dans le ventre. Je prends une file de droite comme à mon habitude, pour prendre place dans les wagons de queue - les moins exposés en cas de choc frontal ou de déraillement selon les avis autorisés que j’ai entendu par hasard.

Je monte dans la rame, choisis l’étage supérieur et m’installe dans une rangée encore dégagée. Une chance, j’ai droit à une fenêtre ; la fenêtre c’est une demie-liberté, c’est quatre-vingt dix degré de champ libre sur ma gauche. Le ZW s’ébranle en hurlant, et prends rapidement de la vitesse - tout du moins j’imagine, car la vitre ne s’ouvre que sur la paroi du tunnel. Je ne tarde pas à m’assoupir, en vérifiant toutefois que mon réveil est bien remonté dans la poche de mon imper.

Noir.

Soudain, au milieu d’un rêve brumeux peuplé d’épaves de ZoneWagen, mon réveil s’agite dans ma poche. Par la fenêtre c’est le même trou noir, à part mon réveil rien n’aurait pu m’indiquer que j’arrive à ma destination au bout de 1h35 de trajet. La sonnerie étouffée ne gène pas mes voisins encore endormis, par contre mon déplacement précipité vers le couloir oui. Je m’étonne d’ailleurs toujours du fait que à force tout le monde est habitué à dormir profondémnt dans ces ZW, sans se réveiller à chaque arrêt grinçant ni à chaque secousse formidable.

Je sors du ZW à l’arrêt juste avant la fermeture automatique des portes (sans même un signal sonore d’avertissement, c’est toujours surprenant). Sortant de la Station parmi la foule (toujours par l’escalier), je lève le nez rapidement et vois une timide trouée de jour parmi les nuages gris-jaunes. Je me dirige droit vers le bâtiment qui fait face à la Station : le Bureau Central d’Alt-Par de l’Agence des Communications Fluidiques. Un hall bondé, mieux éclairé que mon hall d’immeuble. Encore des ascenseurs, encore la queue. Une montée étage par étage, avec des gens qui entrent et qui sortent - une cage de cinq mètres de côté ça peut contenir beaucoup de monde... Enfin le trente-sixième, j’arrive cinq minutes plus tard. Encore des couloirs, des portes, des virages, des passages, d’autres portes, et enfin ma salle. Enfin, la salle où je travaille ainsi que deux-cent cinquante autres collègues. Je m’avance le long de la rangée jusqu’à mon cube personnel : un mètre cinquante de côté, délimité par des parois à mi-ventre, et une vue imprenable sur les vitres teintées en hauteur, comme tous mes camarades, derrière lesquelles mon supérieur est sûrement en train de noter scrupuleusement l’heure de mon arrivée. Je regarde l’immense pendule suspendue non loin de là : 8h03, trois minutes de retard, ça fait mauvais effet. Bon, je resterai quinze minutes supplémentaires ce soir pour compenser...

Mon premier travail de la journée consiste à aller chercher une pile de RAPS arrivés la veille de l’antenne de Vincennes, le secteur dont je m’occupe. Je dis bonjour à cette vieille peau d’AssistDocu 2312 (je ne connais toujours pas son nom) qui me regarde de travers derrière ses lunettes comme tous les matins. Elle me pointe un tas sans dire un mot. J’embarque le tout en la remerciant, peine perdue. Je reviens à ma place. Et je commence mon travail : lecture, consignation des remarques essentielles dans le registre B231, taponnage (clac !), création des notes de transmission aux services concernés, re-tamponnage (clac-clac !), sur la pile B, suivant. Autour de moi une atmosphère sourde et silencieuse peuplée de bruits de feuilles, de clac ! de tampons, de pas feutrés, de gribouillage de crayon. Et les minutes passent. Et les heures. (...)

RECLAMES!
La femme qui venait d’outre espace...
Un grand divertissement familial...
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Alors qu’il effectuait un vol anniversaire entre l’Europole et la Lunopole à bord du vaisseau Europa, Pierre découvre avec stupéfaction une jeune créature isolée et perdue dans le vide spatial, de l’autre côté de son hublot. Serait-ce un cadeau des Etrangers ? De cette incroyable rencontre fortuite va naître une folle histoire d’amour entre notre intrépide reporter des étoiles et cette femme qui venait d’outre espace...


Radio
Exprimez -vous !!
par jackLite Le 11 novembre 1952
[mots-clés: chrysalide ]
Il n’y a qu’un pas entre un désir d’expression et sa concrétisation alors qu’attendez vous !!

Vous connaissez tous cette émission matinale de Alt-Paris Ondes Courtes (1453 Khz), qui égaye chaque matin tous les foyers de PARENGAM... Savez-vous que vous pouvez y participer ?

Vous avez toujours rêvé de vous exprimer face au plus grand nombre ? Vous avez l’âme d’un présentateur public ? Vous voulez devenir célèbre et être écouté par des millions d’administrés ?

Alors prenez les micros de Alt-Paris Ondes Courtes et faites vous entendre !!

Envoyez vite vos numéros de dossier et une lettre de motivation au Bureau d’Alt-Paris de l’Agence du Bien-Etre !!!


Ceci est un communiqué de l’Agence du Bien-Etre d’Alt-paris. Une formation temporaire au sein de l’Agence de Réhabilitation Mentale est requise.
Le baron Haussman a les dents longues.
Un film conseillé par l’Agence du Bien Être...
par Gamemestre Le 22 février 1954

Retrouvez Peter Cushing dans son rôle phare : le baron Haussman. Dans ce nouvel épisode, vous découvrirez enfin comment le baron a contaminé les bas-fonds de l’Europole avec la lèpre des caniveaux...


 

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