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Un trou.
par L01c Le 18 novembre 1952
[mots-clés: la vie de bureau ]

Le témoignage angoissant d’une lectrice anonyme qui désire fortement le rester.

Ca a commencé par un trou comme un autre, dans le bas du mur des toilettes pour femmes. Je veux dire, des trous comme ça on en voit tous les jours de nouveaux, la vermine est particulièrement active dans notre bloc ; la construction date de 1905, et les bâtiments n’ont presque pas été rénovés depuis ce temps. En fait, ce trou-là, au départ, on ne l’a pas vu plus que les autres. En bas du mur du fond, pas loin des tuyaux à pneumatiques inter-étages. Pas très visible dans l’ombre. Un bête trou, quoi.

Un jour, Madame F. vient me voir à la pause DistriMange : "Vous avez vu le trou dans les toilettes ?" me demande-t-elle l’air inquiète. Moi je lui demande quel trou, y’en a des tas, etc... Elle insiste : "il est étrangement grand ce trou, je me demande quelle est la taille du rat qui a fait ça...". Intriguée je la suis dans les toilettes, et effectivement le trou était plus évident, il se détachait nettement des autres par sa taille : environ 25cm de diamètre à ce moment-là. Il s’était probablement agrandi récemment car on ne l’avait pas remarqué jusqu’alors. En nous penchant nous ne vîmes rien de particulier : un trou, assez net, noir, au fond duquel on ne voyait rien. En revenant à mon bureau j’ai appelé le service Hygiène et Propreté pour qu’ils aillent regarder ça et éradiquer ce rat-là.

Trois jours plus tard le trou était toujours là, même un peu plus gros, et je n’avais pas de nouvelles du service HYG. Je les appelle donc et ils me disent qu’ils vont envoyer quelqu’un. Ils me l’avaient déjà dit 3 jours avant. Je prends mon mal en patience et j’attends.

La semaine suivante rien n’avait changé. Mais le Mardi, à la pause DistriMange, Madame G. était toute perturbée... Elle nous confia que le matin même elle avait enlevé sa bague de mariage pour la nettoyer, et qu’elle lui était tombée des mains, avait roulé sur le sol et avait disparu par le trou en question, qui faisait bien 40cm de diamètre. En s’agenouillant elle avait tendu le bras dans le trou pour essayer de rattraper sa bague, mais elle n’y était pas parvenu, et chose étrange elle avait constaté que le trou ne semblait pas avoir de fond à longueur de bras : comme si derrière le mur il y avait un grand vide. Bon, nous ne savions pas ce qu’il y a derrière le mur des toilettes, c’est un autre Bureau avec lequel nous n’avons pas de relations, et il est desservi par un autre ascenseur. Il semblait probable qu’il y avait là-derrière une galerie de service ou un autre ascenseur. J’ai appelé le service Maintenance et Réparations pour qu’ils fassent quelque chose. Ils m’ont promis d’envoyer quelqu’un.

A la fin de la semaine personne n’était encore passé. Le trou faisait maintenant 60cm et semblait presque menaçant. J’ai appelé le service Hygiène et le responsable m’a appris qu’un agent spécialisé avait été envoyé pour examiner la situation mais qu’il n’avait pas encore remis son rapport d’activité.

Un agent manque à l’appel

La semaine suivante je reçu un appel du même responsable qui me demande un peu inquiet si quelqu’un avait vu passer l’agent en question, car en fait il ne s’était pas présenté à son bureau depuis plus d’une semaine. Personne n’avait vu passer quelqu’un chez nous. Le trou continuait de grandir, il faisait presque 1 m de hauteur. Les dames n’osaient plus trop entrer dans les toilettes, et faisaient de furtifs passages chez les hommes. Le Mercredi, le Chef de Service, intrigué par ces allers-et-venues non réglementaires, exigea une explication. Apprenant l’existence du trou, il se rendit accompagné de ses sous-secrétaires dans les toilettes pour dames pour l’examiner : il faisait alors 1m20 de haut, et s’ouvrait sur un gouffre apparamment sans fond. Un léger vent semblait provenir du trou, un vent assez chaud, portant de vagues effluves qu’aucun ne pu identifier. Même en utilisant un vieux projecteur à aluminium qui trainait au fond d’un placard, ils ne parvenaient pas à en voir le fond dans n’importe quelle direction : en face, en bas, sur les côtés, rien, le noir. Les hommes paraissaient impressionnés, et aucun n’osa se pencher réellement en dehors du trou pour voir ce qu’il y avait. Le chef de service décréta que les toilettes pour femmes étaient inutilisables, en ferma la porte à clef avec un écriteau "Hors Service" et émis une note de service intimment aux dames d’utiliser les toilettes pour messieurs dans des tranches horaires précises pour éviter toute confusion.

Le Lundi d’après une rumeur étrange se répandit dans les couloirs. Il semblait qu’après en avoir averti un ami du Concours qui travaillait dans le Bureau de l’Urbanisme en charge de notre bloc, le chef de service avait appris que cette galerie immense n’était répertoriée sur aucun plan, et que selon ceux-ci l’autre bureau était directement collé au mur mitoyen, et qu’il était donc impossible qu’un espace vide aussi gigantesque existe entre les deux bureaux. Le service entier était abasourdi.

L’expédition expérimentale

Le lendemain, le chef de service organisa une nouvelle expédition dans les toilettes pour dames. En regardant par la porte tandis que l’équipe masculine s’avancait avec précaution, nous avons vu que le trou couvrait alors une partie du mur du fond, sur presque deux mètres de large !!! Le vent était devenu beaucoup plus fort, l’odeur aussi, un peu écoeurante mais toujours aussi indéfinissable. Un des sous-secrétaires, Monsieur R., fit alors une expérience : il introduisit une longue règle de métal dans l’un des trous de souris qui jouxtait la brèche, et demanda à un de ses collègues de regarder si la règle sortait bien de l’autre côté du gouffre. Celui-ci se pencha pour voir, et dit en tremblant qu’il ne voyait rien du tout, ce qui était impossible vu la longueur de la règle et la faible épaisseur apparente du mur autour de la brèche. D’autres refirent l’expérience et constatèrent la même chose. Ils entreprirent également de jeter une corbeille en métal par la brèche pour mesurer la profondeur, mais aucun ne l’entendit arriver en bas ou même heurter quelque chose. Fortement décontenancé, le chef de service évacua les lieux, interdisant à nouveau l’accès des toilettes et s’enferma dans son bureau avec ses proches conseillers pour informer sa hiérarchie au plus vite. Nous sommes tous rentrés rapidement chez nous.

Le Mercredi matin je ne me sentais pas bien du tout. Les évènements de la veille m’avaient fortement retournée, et je demandais à mon mari qui ne travaillait pas bien loin de bien vouloir passer à mon bureau pour obtenir un certificat d’absence temporaire autorisée à déduire des congés règlementaires. En revenant le soir il me dit qu’il n’était pas parvenu à rentrer dans mon bureau dans l’après-midi, l’accès en était interdit par de lourdes barrières et des Agents de la Paix.

Le Jeudi, malgré mon malaise persistant, je me rendis à mon bureau : impossible également de rentrer sans attirer l’attention de ces Agents, ce que je me gardais bien de faire. En faisant le tour du bloc je constatais que toutes les entrées du bloc avaient été interdites. Intriguée, de retour chez moi, je tentais d’appeler mes collègues chez eux sans succès.

Au bout d’une semaine je recevais un avis du Bureau central d’Organisation du Personnel m’ordonnant de reprendre mon travail dans un nouveau bureau. Je m’y rendis, et commençait un nouveau travail avec de nouveaux collègues.

Malgré mes tentatives répétées, je n’ai jamais plus rentrer en contact avec mes anciens collègues : comme s’ils s’étaient évaporés. Aux dernières nouvelles le bloc de mon ancien bureau est toujours condamné. Cela fait maintenant trois ans.

RECLAMES!
TranchNet, la securite propre et net !
par jackLite Le 24 février 1953

L’installation du centre pénitencier 3RD1 dans le Bloc-B5 "Prisonnier" a rendu nerveux plus de la moitié des administrés de Alt-Paris faubourg ouest de la cité des Marmos.

Que se passerait-il si... ? Et si... ?

Et bien nous avons la réponse à toutes vos attentes ! Le TranchNet 2000, ce collier d’à peine 400 grammes contient quatre Micro-Batteries et deux Micro-ExploPate, suffisantes pour faire sauter en cas de besoin la tête du gredin aussi facilement qu’un bouchon de champagne.

La pose ne prend pas plus de 5 minutes et est securisée par le systeme MagnetPlus.

Ce systême inviolable empêche le prisonnier de retirer lui même cette sécurité, car il se déclenche dès qu’il est manipulé, oté ou decoupé, transformant le prisonnier en une formidable gerbe pyrotechnique de sang et de chairs brulées.

Tous les prisonniers se verront attribuer un collier personnel avec une identité Locative et si l’un deux s’éloigne de plus de 200 mètres du Terminal Central... Poufffffff...

Où avait-il la tête ?

TranchNet, la securité propre et Net !!!


Des Vacances en Toute Sérénité
par L01c Le 25 novembre 1952
[mots-clés: agPaix ]
La Grange Camp de vacances Top Sécurité
Le Luxe sans la Peur
L’Amusement sans l’Inquiétude
Relaxez-vous dans une Atmosphere Sans Souci

Camp de vacances sécurisé réservé aux Agents méritants, sous tutelle de l’Agence de la Paix. Renseignements auprès de votre bureau local de la Paix.
Nous avons besoin de VOUS !!
par jackLite Le 14 février 1953
[mots-clés: agPharmachimie , propagande ]

Vous avez l’esprit vif ? Un niveau d’éducation supérieur ? Vous voulez vous épanouir dans un CreaMilieu ?

La Pharmachimie a besoin de vous !!

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La Pharmachimie se réserve le droit d’appeler de manière insistObligeante toute personne ayant les qualifications nécessaires à la bonne progression de ses recherches.
 

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